Comment gérer le cafard du temps des fêtes

décembre 1, 2018

Le mois de décembre est synonyme de famille, d’amis, de rassemblements festifs et de grande allégresse pour plusieurs personnes. Mais pour d’autres, cette période peut éveiller le sentiment d’isolement, la tristesse et même la dépression.

La multiplication des publications sur les réseaux sociaux ne fait qu’alimenter la situation, en donnant l’impression à plusieurs d’entre nous que nous sommes de simples spectateurs, et que les autres ont beaucoup plus de plaisir que nous. Bien qu’il soit naturel de se comparer aux autres, il faut se rappeler qu’il y a probablement beaucoup de choses dans nos vies pour lesquelles nous devrions être reconnaissants. Malheureusement, on tend à l’oublier lorsqu’on est déprimé

Si vous êtes frappé par le syndrome FOMO (la peur de manquer quelque chose), essayez de vous rappeler que les gens publient uniquement leurs moments les plus heureux, alors ce que vous voyez n’est qu’une bribe de leur quotidien, qui ressemble probablement au vôtre. Sachez aussi que ce que vous ressentez est assez courant : beaucoup de gens ressentent de la tristesse autour de cette période, et pour plusieurs raisons.

Le temps des fêtes peut vous rappeler des souvenirs de personnes avec qui vous ne pouvez plus vous remémorer ces souvenirs. Un être cher est peut-être décédé ou simplement déménagé. Vous maintenez peut-être vos traditions du temps des fêtes, mais, si vos proches sont absents, ce qui était joyeux auparavant devient empreint de tristesse.

Une fois que les fêtes de fin d’année sont passées et que les calendriers surchargés du mois de décembre laissent place à ceux, vides, du mois de janvier, les fêtards et les extravertis pourraient voir se poindre une morosité, un épuisement et un sentiment d’isolement.

Ou vous faites peut-être partie du grand nombre de Canadiens qui sont affectés par la dépression saisonnière. Avec le nombre fortement réduit d’heures d’ensoleillement et dame nature qui nuit souvent aux sorties, vous pourriez vous sentir isolé de vos amis et de votre famille, léthargique et n’avoir aucun plaisir à pratiquer vos activités habituelles.

Comprendre les raisons de votre tristesse, de votre stress ou de votre anxiété est en fait une première étape positive qui vous aidera à gérer ces états.

Envisagez quelques-unes des stratégies suivantes pour vous aider à traverser cette période difficile :

  • Occupez-vous à des activités qui vous passionnent. Plongez-vous dans un bon livre. Allez au cinéma. Essayez une nouvelle recette. Faites des plans pour le dîner pendant la semaine. Appelez un ami à qui vous n’avez pas parlé depuis un moment. En somme, maintenez-vous occupé. La diversion a la formidable capacité de contrer les idées noires. Autrement, vous pourriez profiter du temps des fêtes pour vous accorder des moments calmes et simplement récupérer votre souffle et vous reposer. Rappelez-vous qu’il n’y a pas une seule solution pour toutes les situations. Vous êtes la personne la mieux placée pour savoir ce qui fonctionnera pour vous.
  • Faites quelque chose d’aimable pour quelqu’un d’autre. Faites du bénévolat auprès d’un organisme de bienfaisance et améliorez la vie de quelqu’un d’autre. Organisez un échange de cadeaux amusant au travail ou surprenez vos collègues en leur apportant une gâterie. Recevez des gens chez vous, de façon informelle. Bien que ces gestes se présentent comme purement altruistes, ils sont en fait motivés par l’intérêt égoïste de vous sentir beaucoup mieux.
  • Faites de l’exercice. Il ne faut pas négliger à quel point la sécrétion d’endorphines à un effet positif sur votre humeur. Que vous pratiquiez une activité extérieure ou que vous vous entraîniez au gymnase local, faire de l’exercice vous forcera aussi à sortir et à interagir avec d’autres personnes.
  • Prévoyez au moins une chose qui vous animera durant la semaine. Que ce soit une sortie avec un ami, une émission de télévision qui vous plaît ou une période de bénévolat auprès d’un organisme local, assurez-vous de planifier quelque chose qui vous enthousiasmera.
  • Sachez que ces émotions sont probablement passagères. Voyez le début de la nouvelle année comme un canevas tout neuf que vous pouvez peindre comme vous voulez. Observez si votre humeur s’améliore à mesure que les fêtes s’estompent et que les heures d’ensoleillement augmentent. Si vous constatez que vous avez encore les bleus ou si votre humeur s’assombrit, vous pourriez songer à en discuter avec un professionnel de la santé.

Faites-vous la promesse de soigner votre santé mentale – elle est tout aussi importante que votre bien-être physique. Vous ne pouvez pas vous offrir de plus beau cadeau. Et sur cette note positive, Plan de protection du Canada vous souhaite de joyeuses fêtes, en toute sécurité et en santé !


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